Alors que le FC Les Aigles du Congo est couronné champion national dans une clôture controversée, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) vient de redistribuer les cartes. Dans une décision ferme, l’instance basée à Lausanne a ordonné à la FECOFA de relancer immédiatement le championnat national Illicocash Ligue 1 et de le conclure impérativement avant le 31 juillet 2025.
La décision du TAS fait suite à une requête introduite par le TP Mazembe, contestant les conditions de clôture de la saison, jugées irrégulières et précipitées.
Déjà, la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), sous la pression des délais imposés par le Comité de normalisation, avait décidé de mettre fin au championnat, malgré plusieurs matchs non disputés. Une manœuvre qui avait permis au FC Les Aigles du Congo de se hisser en tête et d’être sacré dans des circonstances jugées « particulières ».
Mais le TAS n’a pas validé cette démarche. Dans sa notification, il impose la tenue de toutes les rencontres restantes avant la fin du mois, au nom de l’équité sportive et du respect des normes compétitives.
Une course contre la montre
La FECOFA a désormais 16 jours pour réorganiser le calendrier et boucler la saison, en tenant compte des impératifs de compétitions interclubs de la CAF. Une tâche titanesque qui pose la question de la logistique, de l’intégrité sportive et de la capacité de la fédération à réagir rapidement.
Un championnat relancé, des enjeux reliftés


Cette relance inattendue remet en jeu non seulement la course au titre, mais aussi les places africaines et la lutte pour le maintien. Les clubs comme Mazembe, Lupopo, Maniema Union ou DCMP pourraient avoir une nouvelle chance de bouleverser la hiérarchie.
Face à cette injonction du TAS, tous les regards sont désormais tournés vers la FECOFA, sommée de publier dans les plus brefs délais un calendrier réaménagé, sous peine de nouvelles sanctions. La saison 2024-2025, déjà marquée par la confusion, s’annonce plus explosive que jamais.
Ephra Kimuana
