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Léopards : l’attaque des Léopards peine à carburer à quelques heures de la CAN

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À quelques jours du début de la CAN 2025, les analyses fusent de partout sur les forces et les faiblesses de chaque équipe. Quant à la RDC, elle présente un paradoxe : une meilleure structure défensive avec la muraille Chancel Mbemba mais une attaque qui suscite beaucoup d’interrogations avec un système de Desabre axé sur des transitions rapides en passant par les côtés. Une ombre plane sur l’attaque congolaise : la RDC, a-t-elle un monstre qui peut tuer le match ? À quoi ça sert de donner, presser et récupérer pour finir sur une frappe molle ? 

Un constat amer : les attaquants congolais peinent à retrouver les statistiques des clubs en sélection. La RDC, a-t-elle un véritable numéro 9 comme les autres sélections africaines redoutables. Jadis, la RDC a eu Dieumerci Mbokani, Shabani Nonda. Bien au contraire, elle a des profils, des options mais pas des titulaires indiscutables redoutables.

Profils

Simon Banza : c’est une machine à buts mais qui se grippe lorsqu’il enfile le maillot de la sélection nationale.

Cédric Bakambu : une légende certes mais qui n’a plus ses jambes de 25 ans et qui se réduit parfois à jouer le rôle de grand-frère.

Yoane Wissa : l’attaquant le plus talentueux, est-ce un vrai numéro 9? Lui qui est souvent utilisé pour sa mobilité pour servir en point de fixation. Et pourtant, il a besoin d’espaces, des combinaisons, le forcer à jouer comme pivot, c’est le brider.

Système Desabre

Sébastien Desabre évolue souvent avec le système 4-2-3-1 ou 4-3-3 qui demande une grande débauche d’énergie à l’attaquant de pointe qui fait automatiquement office de premier défenseur. Ils deviennent par conséquent marathoniens et s’usent au fil du match.

Ces buteurs en échec sont quelque part victimes de la chaîne d’approvisionnement créant le phénomène de la solitude du buteur congolais. En outre, l’ailier qui déborde sur le côté avec sa vitesse se retrouve en point de corner mais ne voit qu’un seul attaquant en pointe. Où sont passés les milieux relayeurs ? Ils sont restés craignant ‘es contre-attaques.

Armée de l’air

La plupart d’équipes ont déjà compris le jeu de la RDC en blindant les couloirs. Dans ce cas, la RDC peut compter sur l’effectif de sa taille à l’instar de Chancel Mbemba, Dylan Batubinsika, les gabarits du milieu. Le pied gauche d’Arthur Masuaku peut être utile dans les coups de pied arrêtés. Chancel Mbemba a marqué le Cameroun sur un corner du nouvel entrant Brian Cipenga.

Alternative

L’apport du banc

Ici, on fait allusion à des remplaçants, joueurs de rupture qui provoquent, prennent des risques, des charognards qui peuvent marquer des buts moches. C’est le cas de Fiston Mayele ou Silas Katompa.

Les milieux de terrain ont également une responsabilité en tenant leurs chances de loin, ce qui va permettre à la défense de sortir et laisser des brèches. Cette situation nécessaire une correction tactique urgente.

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Cas de figure récent

Cette analyse est parfaitement illustrée par la rencontre de ce mardi 16 décembre des Fauves congolais en amical contre la Zambie. L’attaquant Cédric Bakambu a été a été pendant longtemps esseulé. Et ce sont les défenseurs ( grands de taille) qui ont scoré : Arthur Masuaku et Rocky Bushiri.

La RDC n’a pas besoin d’une attaque brillante mais chirurgicale qui sait saisir son moment ( le cas de Roger Milla au mondial est patent ).

JM Mawete

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