L’ANAPEF manifeste sa colère contre Constant Omari et sa clique

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Partira, partira pas, c’est la grande préoccupation des amoureux du ballon rond qui s’attendent à un chambardement dans les milieux du football congolais avec le départ de Constant Omari Selemani, président sortant de la Fédération congolaise de football association (FECOFA).

 

L’Association nationale des anciens pratiquants du football (ANAPEF) a battu le pavé samedi 18 mai au cours d’une marche de colère dans le but de réclamer le départ de Constant Omari, soit disant ‘‘Homme moderne’’, et de ses acolytes. Encadrés par les éléments de la Police nationale congolaise, les anciens pratiquants ont manifesté dans le calme et surtout sans dérapage leur mécontentement. La colère de l’ANAPEF se justifie par le dilettantisme caractériel des membres exécutifs de la FECOFA qui ont fonctionné en marge des règlements régissant le sport en RDC. La marche des sportifs prônant le changement est partie du terrain de football de l’hôpital Mama Yemo, point de départ de l’itinéraire proposé par le numéro un de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, après l’audience du mercredi 15 mai à l’Hôtel de Ville jusqu’au point de chute, l’entrée du complexe omnisports des Martyrs.

La solidarité du grand public

Sur les banderoles on pouvait lire : ‘‘Maudit soit celui qui trahit le football et les sportifs congolais’’,   ‘‘Le gouvernement congolais a toujours été ridiculisé par Constant Omari’’, ‘‘L’Assemblée nationale et le gouvernement veuillez barrer la route à Constant Omari’’, ‘‘Chers compatriotes et délégués de Ligues, n’accordez pas un nouveau mandat à Constant Omari et sa clique’’ ou ‘‘Moïse Katumbi et général Amisi, grands mécènes du football congolais, retirer votre soutien à Constant Omari’’. Près de 200 supporters ont accompagné les membres de l’ANAPEF sur le parcours. Pour le petit scénario une bière et une croix  ont été fabriquées pour symboliser l’organisation des funérailles de la mauvaise gestion du football congolais par la bande à Omari. Sur le cercueil et la croix, on pouvait lire RIF (retour interdit à la Fédération). Toutes les chansons populaires ont été entonnées tout au long de l’avenue des Huileries, à l’instar de toutes funérailles de Kinshasa. On pouvait entendre ‘‘kende kende, kende malamu Omari’’, ‘‘Eh ! eh ! Omari asambwe alati caleçon ya mabende’’, ‘‘Yahvé, Yahvé, Yahvé sala, Yahvé sala Omari akufa’’.

Expression démocratique

Les badauds massés le long de cette artère ne sont pas restée indifférents à l’initiative de l’ANAPEF. Ils réclamaient tous le départ du président de la FECOFA. ‘‘Akende, tolingi ye lisusu te, abomeli biso football’’ (traduisez : qu’il dégage, on ne veut plus de lui à la tête de la FECOFA, il a tué notre football). A l’entrée du complexe sportif des Martyrs, le cercueil circonstanciel a été porté en terre tout en respectant le cérémonial des obsèques.  Selon le Secrétaire général au Sports, Barthélémy Okito qui avait conduit les pétitionnaires auprès ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Art pour dépôt du mémorandum, le fait d’organiser une marche pacifique était l’expression de la démocratie.

Le ministre des Sports, Baudouin Banza a promis de l’examiner minutieusement. C’est autour d’un verre que cette marche de colère s’est clôturée au siège de l’ANAPEF, situé sur l’avenue Lisala n°40 dans la commune de Kasa-Vubu. Au sein de cette structure sportive, on retrouve Eugène Kabongo Ngoy, Mbungu Taty et tant d’autres anciens footballeurs.

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