Kande Djambulate a tiré sa révérence

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L’ancien ministre de l’Information sous Mobutu, Jean-Jacques Kande Djambulate wa Katoka a tiré sa révérence. La nouvelle est tombée samedi 5 janvier alors qu’il pleuvait sur Kinshasa depuis le début de la soirée.

Kinois de naissance, cet homme des médias avait consacré toute sa vie à la communication. Des sources proches de lui affirment qu’il a quitté ce monde dans le dénuement et dans l’anonymat. Il est pourtant décédé aux petites heures vendredi, 4 janvier, à Kinshasa après être admis à la Clinique Ngaliema. Il avait été rendu à sa famille, à la mi-décembre 2012. Devenu aphone, Kande s’était isolé sur l’avenue Badjoko A49 où il avait été recueilli par une de ses proches.

Qui est Jean-Jacques Kande ?

Il est né à Léopoldville le 23 avril 1930. En 1949 ils sont 13 à obtenir leurs diplômes de fin d’études secondaires au Collège Saint Joseph de Kinshasa (deux survivants aujourd’hui : Derikoye et Muissa Camus). Après ses études, il se livre au journalisme. D’abord en 1950, comme chroniqueur sportif au « Courrier d’Afrique », puis à « L’Avenir » en 1954 comme rédacteur en chef (également des « Actualités Africaines », son supplément hebdomadaire. En 1956 il participe à la création de l’Agence Belgo-Congolaise de Presse et de Documentation » appartenant au couple Labrique. Fin mars 1957, il se laisse tenter par l’aventure des frères Kanza qui lancent un journal anticonformiste « Congo ». Rédacteur en chef, il signe du pseudonyme de Mwuena Ditu. Quelques mois plus tard, il est de nouveau sollicité par le couple Labrique qui veut faire paraître le périodique « Quinze ». Le reportage de Kande sur les fumeries de chanvre à Kinshasa est à l’origine de l’interdiction de « Quinze » qui l’a publié et de « Congo » qui a orchestré une campagne pour la liberté de la presse (fin août 1957). Arrêté, il bénéficie en fin de compte d’un non-lieu.

Il reprend ses études à l’Université Officielle du Congo à Lubumbashi mais reprend de nouveau la plume à « l’Avenir » (1958-1959). En 1960 il fait l’Europe (Allemagne, aux Pays-Bas, en France et en Tchécoslovaquie). En 1964, il est diplômé de l’Ecole Supérieure de Journalisme (Paris), et diplômé des Hautes Etudes Internationales (Paris). Il fait plusieurs stages aux Etats-Unis : auprès de l’Agence United Press International, News Week, New York Times, et une station de radiodiffusion à Harlem (W.L.I.B.).

A l’arrivée de Mobutu au pouvoir, il est nommé Directeur Général de l’Agence Congolaise de Presse (1964-1965) puis Haut Commissaire à l’Information et au Tourisme (28 novembre 1965-4 octobre 1967). Il occupe ensuite le poste de Ministre de l’Information (5 octobre 1967-7 décembre 1970). Il fait son entrée au Bureau Politique du Mouvement populaire de la Révolution du 13 octobre 1967 au 3 juillet 1968. Il devient Commissaire du peuple (Député National) en 1970 et réélu en 1975.

En 1980, il prend les rênes de l’Agence Zaïroise de Presse  et est élu premier Président National de l’Union de la Presse du Zaïre (de l’UPZA), avec Guy Weber Mayo comme Vice-président, lors du premier congrès des journalistes du Zaire à Lubumbashi. Mais très rapidement il réintègre le gouvernement comme Commissaire d’Etat (ministre) à l’Information du 9 octobre 1981 jusqu’au 1er novembre 1983. Grand sportif, il a dirigé l’AS V Club jusqu’en 2005. Depuis, on parlait de moins en moins de lui, jusqu’à ce qu’on apprenne son décès.

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