L’ancien candidat à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association, Jean-Claude Muamba, est monté au créneau ce lundi 18 mai à Kinshasa pour dénoncer ce qu’il qualifie de « graves irrégularités » dans le processus électoral en cours au sein de l’instance dirigeante du football congolais. Au cours d’une conférence de presse, il a affirmé que le scrutin prévu le 18 mai 2026 serait « extrêmement corrompu » et marqué par plusieurs actes de fraude.

Face aux médias, Jean-Claude Muamba a accusé certains membres du comité de normalisation d’avoir mis en place un système « verrouillé » destiné à favoriser certains candidats. Il évoque notamment l’existence d’un faux procès-verbal attribué à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) pour valider certaines candidatures, ainsi que des cas présumés de falsification de signatures dans le processus électoral.
L’ancien dirigeant sportif pointe également du doigt la candidature de Veron Mosengo, seul candidat en lice selon lui malgré des conditions d’éligibilité contestées. Estimant que les règles n’ont pas été respectées, il annonce avoir saisi le procureur général ainsi que la FIFA afin d’obtenir l’arrêt immédiat du processus électoral.
Jean-Claude Muamba plaide désormais pour la mise en place d’un comité de normalisation « neutre » pendant une période de six mois afin de réorganiser les élections dans un climat qu’il souhaite transparent et crédible. Il estime que plusieurs années de mauvaise gestion ont fortement fragilisé le football congolais et appelle à une réforme profonde de la gouvernance de la FECOFA.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte particulièrement tendu autour des élections de la fédération, alors que plusieurs candidats invalidés dénoncent eux aussi un manque de transparence dans l’organisation du scrutin.
Ephra Kimuana
