Ce dernier temps, Madame Lyly Tshimpumpu, Secrétaire générale de la FECOFA, fait l’objet de nombreuses critiques. Certains l’accusent de vouloir s’éterniser à son poste ou encore d’être responsable des difficultés que traverse le DCMP. Pourtant, plusieurs observateurs estiment que ces accusations ne reflètent pas la réalité de ses responsabilités au sein de la fédération.
En effet, le rôle d’un Secrétaire général est avant tout administratif. Il consiste à assurer le fonctionnement quotidien de la fédération, suivre les dossiers, coordonner les relations avec la FIFA et la CAF, ainsi qu’accompagner l’application des décisions prises par les instances dirigeantes.
Dans le dossier du DCMP, plusieurs analystes rappellent que les sanctions imposées par la FIFA sont liées à des contentieux entre le club et ses créanciers. La résolution de ces dossiers relève d’abord de la responsabilité du club concerné et non de la FECOFA ou de sa Secrétaire générale.
La FIFA applique ses règlements de manière indépendante. Pour lever certaines sanctions, il ne suffit pas seulement de payer les créanciers. Les clubs doivent également s’acquitter des amendes, pénalités et autres frais imposés par l’instance mondiale. Selon plusieurs sources, le DCMP n’aurait réglé que quelques dossiers, tandis que d’autres restent encore en attente, notamment celui d’Otis Ngoma.
Plusieurs observateurs pointent également un déficit de communication entre les dirigeants du club et leurs supporters, ce qui contribue à alimenter les malentendus et les accusations.
Aujourd’hui critiquée par certains, Lyly Tshimpumpu est toutefois créditée de plusieurs avancées réalisées durant son passage à la FECOFA. Plusieurs acteurs du football rappellent notamment son implication dans la participation des Léopards U17 dames aux éliminatoires de la Coupe du Monde.
Durant la période du CONOR 2, marquée par de nombreuses tensions et incertitudes, elle a contribué au fonctionnement quotidien de la fédération jusqu’à l’organisation des élections qui ont permis l’installation des nouvelles autorités de la FECOFA.
Son passage à l’administration fédérale a également été marqué par la conclusion de partenariats importants avec des entreprises comme Orange et Panini. Selon des sources proches du dossier, les fonds issus de ces accords ont été préservés afin d’être mis à la disposition du nouveau comité dans un cadre de gestion transparent.
Au-delà des bureaux, plusieurs acteurs sportifs soulignent également son engagement en faveur du football des jeunes. Son implication dans l’organisation du déplacement des Léopards U17 au Maroc est régulièrement citée parmi les actions qui témoignent de son attachement au développement du football congolais.
Pour de nombreux observateurs, les débats actuels devraient davantage porter sur les véritables responsabilités de chaque acteur plutôt que sur des accusations personnelles. Le développement du football congolais passe avant tout par une meilleure gestion des clubs, le respect des engagements et une gouvernance responsable à tous les niveaux.
Ephra Kimuana
