Chancel Mbemba

Chancel Mbemba : héros des Léopards vers le Mondial​

Share

À 31 ans, Chancel Mbemba incarne à lui seul toute l’histoire récente du football congolais. Le défenseur central du LOSC a transformé les deux matchs décisifs de novembre en une épopée personnelle dont se souviendront des générations entières. Face au Cameroun d’abord, avec ce but salvateur dans les arrêts de jeu. Contre le Nigeria ensuite, en inscrivant le tir au but vainqueur qui a propulsé la RDC vers les barrages intercontinentaux. Surnommé « Demi-dieu » pour ses sauts aériens impressionnants, le capitaine des Léopards est devenu bien plus qu’un simple footballeur : un symbole d’espoir pour tout un peuple.

Le 13 novembre 2025 restera gravé comme l’une des plus belles soirées de sa carrière. Ce soir-là à Rabat, sous une pluie battante, Mbemba fêtait sa 100e sélection avec les Léopards. Quel cadeau pouvait-il s’offrir de mieux qu’un but décisif ? À la 90e+1, sur un corner de Brian Cipenga, le capitaine a jailli au second poteau pour propulser de son pied gauche un ballon au fond des filets camerounais. Un but qui a fait exploser de joie non seulement les supporters présents, mais aussi ceux qui suivaient le match sur winner bet rdc et dans tous les quartiers de Kinshasa.

Le parcours d’un transfuge devenu légende

L’histoire de Chancel Mbemba commence dans les rues de Kinshasa, au sein du MK (Makiese Kinshasa). Repéré jeune par les recruteurs d’Anderlecht, il quitte le Congo en 2012 pour tenter sa chance en Europe. Sa première sélection arrive rapidement la même année, le 17 juin 2012 contre les Seychelles. Depuis, l’homme aux 100 capes n’a cessé de gravir les échelons.

Son palmarès parle de lui-même : Newcastle, Porto, Marseille et aujourd’hui Lille. En 2023, il remporte le prix Marc-Vivien-Foé du meilleur footballeur africain évoluant en France, une consécration méritée après des années d’excellence. Mais ce qui fait sa force, c’est aussi sa résilience. Après une saison blanche à l’OM où il n’a pas joué une seule minute, beaucoup le pensaient fini. Libre en juin 2025, il a signé un contrat d’un an avec Lille le 1er septembre 2025. Un pari gagnant qui lui a permis de retrouver le rythme et la confiance juste à temps pour porter les Léopards.

Deux matchs, deux moments de grâce

Les statistiques ne mentent pas : en 100 sélections, Mbemba n’avait marqué que 7 buts avant novembre dernier. Des buts rares donc, mais toujours décisifs. Contre le Cameroun, son intervention a été double. D’abord défensive, lorsqu’il a sauvé son camp sur la ligne en déviant une tête d’Aboubakar à quelques minutes de la fin. Puis offensive, avec ce but libérateur qui a éliminé les Lions Indomptables et mis fin à de longues années de domination camerounaise sur la RDC.

Trois jours plus tard face au Nigeria, le scénario aurait pu mal tourner. Menés dès la 3e minute, les Congolais ont dû batailler après prolongation puis une séance de tirs au but. Mbemba, en véritable capitaine, a pris ses responsabilités. Sa transformation avec autorité a montré l’exemple à ses coéquipiers. Puis, quand Timothy Fayulu a arrêté le dernier tir nigérian, c’est le défenseur du LOSC qui a scellé la qualification avec le penalty décisif.

Une nation entière derrière son capitaine

Le retour des Léopards à Kinshasa le 17 novembre a donné lieu à des scènes d’une intensité rare. Le président Félix Tshisekedi a organisé une cérémonie au stade des Martyrs. Devant des milliers de supporters en liesse, il a remis le drapeau national à Mbemba avec une mission claire : qualifier l’équipe pour la Coupe du monde 2026. Un moment chargé d’émotion et de symboles.

Pour comprendre l’ampleur de ce qui se joue, il faut rappeler le contexte historique. La dernière participation du Congo au Mondial remonte à 1974, sous le régime de Mobutu. Toute une génération a grandi sans voir son pays sur la plus grande scène footballistique. Les joueurs actuels portent donc 52 ans d’attente et de frustration. Des sites comme FIFA.com ont salué cette renaissance du football congolais orchestrée par des hommes comme Mbemba.

Le défi mexicain de mars

Mbemba le sait : le plus dur reste à faire. En mars prochain au Mexique, la RDC est pour l’instant qualifiée pour affronter en finale du barrage intercontinental le vainqueur de Jamaïque-Nouvelle-Calédonie. Un seul match pour tout décider. Pas de droit à l’erreur, pas de deuxième chance. Le défenseur lillois devra mobiliser toute son expérience acquise dans les plus grands championnats d’Europe.

Sa forme actuelle au LOSC est encourageante. Après des mois d’inactivité marseillaise, il a retrouvé du temps de jeu et de la régularité. Son association avec Ngal’ayel Mukau en sélection fonctionne à merveille. L’équipe peut s’appuyer sur cette colonne vertébrale solide, complétée par un Lionel Mpasi rassurant dans les buts et des attaquants comme Bakambu, Elia ou Mayele capables de faire la différence.

Mbemba a déjà écrit deux chapitres mémorables de cette épopée en novembre. En mars, il aura l’opportunité d’achever le chef-d’œuvre. Un « Demi-dieu » ne pouvait pas rêver d’un scénario plus parfait pour entrer définitivement dans la légende.

Rédaction

Share
Copyright © Tous droits réservés. | Site réalisé par G&G SARL.
Visit Us On TwitterVisit Us On FacebookVisit Us On InstagramVisit Us On Linkedin
Irisfootball

GRATUIT
VOIR