La Confédération Africaine de Football, CAF a encore frappé. Et pour cause, elle a catégoriquement refusé l’exposition des banderoles des congolais avec les messages de dénonciation des massacres et génocides dans l’Est de la République Démocratique du Congo, lors de la petite finale perdue samedi 10 février 2024 m par les Léopards, 6 TAB 5, devant les Bafana Bafana.

Au Stade Félix Houpouët-Boigny, la CAF a délégué ses agents de sécurité pour contraindre tout congolais ayant une banderole avec les mots de dénonciation tels que CONGOISBLEEDING (LE CONGO SAIGNE) ; PRAYFORGOMA (PRIEZ POUR GOMA) ; RWANDAISKILLING (LE RWANDA TUE) ,…
Comment une confédération avec 54 membres dont la Fédération Congolaise de Football Association, FECOFA refuse strictement à s’associer aux dénonciations congolaises ?
Est-ce les affinités avec le gouvernement Rwandais, partenaire de cette confédération est la cause ? Si oui, peut-elle refuser une activité de solidarité ?
C’était une bataille des titans pour que les Léopards portent ne serait-ce qu’un brassard noir pour compatir avec les victimes dans l’Est du pays, et la grande surprise était la reprise du geste » Main dans la bouche, et doigts sur la tête » de Bakambu pendant l’hymne national contre la Côte d’Ivoire aux demi-finales, qui dit clairement » Ils nous tuent, et vous ne dites absolument rien. »
Pendant cette rencontre les banderoles et pancartes exposées pour dénoncer les massacres dans l’Est orchestrés par le Rwanda ont été zappé durant toute rencontre par les caméras de la CAF qui distribue les images aux autres chaînes.
Pourquoi cette politique de deux poids, deux mesures ? Alors que l’UEFA s’est montrée très solidaire avec les victimes Ukrainiennes par des différentes activités.
En 7 matchs disputés malgré tout, la CAF a aucunement pensé à accorder aux Léopards et d’autres nations d’observer une minute de silence pour ces victimes, mais de telles initiatives étaient prises pour d’autres événements affreux des autres pays que la RDC.
Timothée-David Luemba
