Après l’élection de Véron Mosengo-Omba à la présidence de la Fédération congolaise de football, le 20 mai, deux anciens prétendants au poste avaient décidé de saisir le Tribunal arbitral du sport, qui a validé leurs recours. Il s’agit de Patrice Mangenda ( ancien secrétaire général de la FECOFA) et de l’ancien international congolais Jean-Claude Mukanya. Pour rappel, candidat unique, Véron Mosengo Omba ( ancien membre de la FIFA et secrétaire général honoraire de la CAF), a remporté haut la main ce scrutin.

Patrice Mangenda et Jean-Claude Mukanya, dont les candidatures avaient été invalidées, ont en effet saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) le 11 juin dernier. Kevin Issa, ancien président du club de l’US Tsinkunku, devait se joindre à cette démarche, mais il a finalement renoncé.
Le TAS leur a finalement répondu le 9 juillet. Dans un courrier adressé à Patrice Mangenda et à la Fecofa, Pauline Pellaux, conseillère auprès de la juridiction, a confirmé aux parties concernées que la procédure allait suivre son cours. Elle a donné dix jours à la Fecofa, après réception dudit courrier pour désigner un arbitre. L’instance faîtière du football congolais dispose d’un délai de vingt jours pour adresser au greffe du TAS une description de ses moyens de défense, les pièces et offres de preuves qu’elle entend invoquer, ainsi que les témoignages et les noms des experts qu’elle souhaite faire entendre.
Patrice Mengenda et Jean-Claude Mukanya sont défendus par Me Guédel Ndiaye, avocat au barreau de Dakar. Ils demandent l’annulation de l’élection de Véron Mosengo-Omba, qui a selon eux été entachée d’irrégularités. Ils affirment notamment que celle-ci a été rendue possible par une manipulation des textes survenue alors que le dépôt officiel des différents dossiers de candidatures était terminé.
C’est un long feuilleton judiciaire qui ne fait que commencer. Dossier à suivre !
JM Mawete
