C’est fait ! Les Léopards de la RDC ont perdu (1-0) contre la Colombe ce mercredi 24 juin pour le compte de la deuxième journée du groupe K de la coupe du monde 2026. Votre rédaction a fait le décryptage de fond en comble de cette rencontre.
Domination stérile de la Colombie
La victoire colombienne, si elle est méritée sur le fond, a été longue et difficile à se concrétiser face à une équipe congolaise bien en place.
Emprise territoriale totale
La possession de balle a avoisiné les 60%, avec 19 tirs tentés (9 cadrés) contre seulement 6 (1 cadré) pour la RDC. Dès la première période, les chiffres étaient éloquents : 14 tirs à 2.
Manque d’efficacité criant. La Colombie a péché par sa maladresse offensive. Dès la 4e minute, Daniel Muñoz, pourtant seul au second poteau, a manqué le cadre. Peu après, un but de la tête de Muñoz a été refusé pour hors-jeu. En seconde période, Luis Díaz a vu deux de ses buts refusés en l’espace de deux minutes (hors-jeu et faute).
James Rodríguez en difficulté. Le meneur de jeu, positionné bas pour orchestrer, a été remplacé à la 58e minute après une prestation en demi-teinte, illustrant les critiques sur son rendement en sélection.
L’héroïsme de Lionel Mpasi et la résistance congolaise
Malgré la domination adverse, la RDC a fait preuve d’une résilience exceptionnelle, principalement grâce à son dernier rempart.
Un mur nommé Mpasi. Le gardien congolais a réalisé 8 arrêts, dont 5 dans les 20 premières minutes, un record dans ce Mondial. Il a repoussé des frappes de Suárez, Muñoz, James Rodríguez et Díaz.
Une solidité défensive de principe. La RDC a opposé un bloc défensif compact et discipliné, contrant la vivacité offensive colombienne. Le match nul (1-1) contre le Portugal lors de la première journée n’était donc pas un hasard.
Des limites offensives. Si la défense a tenu bon, l’animation offensive a été trop pauvre (un seul tir cadré). La RDC a manqué de tranchant et de justesse technique dans les transitions.
Le tournant du match et ses conséquences
Le but libérateur. À la 76e minute, l’entrant Juan Fernando Quintero a servi Daniel Muñoz, dont la frappe, déviée par un défenseur, a trompé le malheureux Mpasi.
Une fin de match haletante. La RDC a cru égaliser dans le temps additionnel, mais le gardien colombien Camilo Vargas a réalisé une parade décisive.
Des enjeux radicalement différents : Cette victoire qualifie la Colombie pour les seizièmes de finale avec 6 points. La RDC (1 point) est désormais obligée de battre l’Ouzbékistan lors de la dernière journée pour espérer se qualifier.
En résumé, ce match a été le théâtre d’un duel entre l’énorme domination stérile de la Colombie et la résistance héroïque mais trop limitée offensivement de la RDC.
La Rédaction
