La crise autour du processus électoral de la Fédération Congolaise de Football Association prend une nouvelle dimension. Écarté de la course à la présidence, Patrice Mangenda a officiellement saisi la Commission d’éthique de la FIFA afin de dénoncer ce qu’il qualifie de « graves irrégularités » dans l’organisation des élections prévues le 20 mai prochain.
Dans une correspondance datée du 13 mai et relayée par Africanews, Patrice Mangenda accuse les instances électorales de la FECOFA d’avoir modifié les règles du scrutin après le lancement officiel de l’appel à candidatures du 5 avril. Selon lui, un nouveau texte aurait été introduit le 26 avril afin de revoir certaines conditions d’éligibilité, en violation des dispositions du code électoral type de la FIFA.



Le candidat évincé évoque également l’existence d’un procès-verbal d’Assemblée générale qu’il considère comme irrégulier, estimant que celui-ci aurait été utilisé pour rendre éligible le candidat Veron Mosengo, désormais seul en lice pour la présidence de la fédération.
Dans sa démarche auprès de Zurich, Patrice Mangenda demande l’ouverture d’une enquête et la suspension du processus électoral jusqu’à clarification complète des faits dénoncés. Il s’appuie notamment sur plusieurs précédents observés dans d’autres fédérations africaines, notamment au Cameroun, au Mali, en Côte d’Ivoire et au Zimbabwe.
Cette nouvelle contestation risque d’accentuer les tensions autour des élections de la Fédération Congolaise de Football Association, alors que plusieurs observateurs craignent une crise institutionnelle susceptible d’affecter davantage le football congolais à la veille de la coupe du monde 2026.
Ephra Kimuana
