Le processus électoral à la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) traverse une nouvelle zone de turbulences. Au centre de la controverse : la publication tardive de nouveaux textes réglementaires et un courrier électronique attribué à un cadre de la FIFA, qui alimentent désormais des accusations de manipulation et de violation des règles électorales.
Dans une correspondance datée du 9 mai 2026, le candidat déclaré à la présidence de la FECOFA, Rainier Mangenda Suku Swa, dénonce ce qu’il qualifie de « forfaiture » dans la conduite du processus. Selon lui, plusieurs irrégularités remettent en cause la crédibilité des élections en cours.

Au cœur des critiques figure notamment la chronologie des événements. La clôture du dépôt des candidatures était fixée au 21 avril 2026, alors que les nouveaux textes réglementaires encadrant les conditions d’éligibilité n’ont été publiés au Journal officiel que le 28 avril, soit une semaine plus tard.
Pour Rainier Mangenda, cette situation constitue une violation des règles électorales de la fédération ainsi que des statuts de la FIFA, qui interdisent toute modification des dispositions électorales après l’ouverture officielle des candidatures, sauf cas de force majeure validé par l’instance internationale.
Autre point sensible : le procès-verbal de l’Assemblée générale du 11 janvier 2025. Selon le candidat, ce document aurait été transmis à la Commission électorale par Harraz Ahmed, présenté comme cadre de la FIFA, alors même que ce procès-verbal n’aurait jamais été officiellement approuvé conformément aux procédures prévues dans les statuts de la FECOFA.
Rainier Mangenda estime que ce document a été notarié et publié sans validation définitive de l’Assemblée générale suivante, comme l’exige pourtant l’article 35 des statuts de la fédération. Il évoque ainsi une « irrégularité grave » susceptible d’affecter la légalité du processus électoral.
Le candidat demande également à la Commission électorale de clarifier les textes juridiques utilisés pour valider les différentes candidatures : ceux adoptés en mars 2023 ou les nouveaux textes publiés en avril 2026.
Ces nouvelles tensions interviennent dans un contexte déjà marqué par plusieurs retraits de candidatures et par la transition institutionnelle que traverse actuellement la FECOFA sous la supervision de la FIFA.
Pour l’heure, ni la Commission électorale de la FECOFA ni la FIFA n’ont officiellement réagi à ces accusations relayées notamment par AfricaNews.
La rédaction
