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Les élections à la FECOFA : la charrue avant le boeuf

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Les nouveaux dirigeants de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) seront connus lors de l’Assemblée générale et élective, prévue le 28 décembre à Béatrice Hôtel à Kinshasa.

En prélude de ce rendez-vous, les candidats ne sont pas connus dans la mesure où les membres de la Commission n’ont pas encore été désignés. Comme l’avait demandé plusieurs férus du ballon rond, la FECOFA avait décidé de mettre en place une commission de reformes des textes de l’organe faitier du football rd-congolais, le vendredi 18 juin 2021.

Fort malheureusement, depuis le départ de Constant Omari, rien n’a été fait et on se précipite à organiser des élections. L’homme moderne avait d’ailleurs mis en place une commission des réformes pour baliser le chemin d’un avenir meilleur du football congolais. Avec l’annonce des reformes, serait le moment pour les amoureux du ballon d’incarner ce changement, du fait qu’il faudrait un vrai changement à la FECOFA.

Des nouveaux dirigeants qui peuvent apporter des nouvelles idées, une vision claire, un programme inclusif. De l’avis des observateurs, pourquoi avant de briguer la présidence de la fédération, il faut impérativement être un membre du comité exécutif ou président de LINAFOOT, et d’ailleurs au sein de l’actuel comité exécutif, aucun d’entre eux n’a eu à diriger un grand club, ni un club moyen dans ce pays.

Les statuts en vigueur de la FECOFA se dressent comme un obstacle à plusieurs d’entre les potentiels candidats. Pour briser ce verrou imposé en son temps par le désormais ex-président de la FECOFA, il faudrait des actions pour baliser le chemin à des élections qui seront une vraie compétition entre les candidats.

Constant Omari avait décidé de passer la main à un moment où le football congolais vit des heures agitées. Ce fut le chant du cygne de Constant Omari, président de la FECOFA depuis 18 ans, après le décès de Patient Baudouin Kurara Mpova, le 25 décembre 2003. Personnage incontournable du foot continental, il a quitté sa place à la CAF, dont son poste de représentant de la CAF à la FIFA après avoir été poursuivi par la commission d’éthique de la Fédération internationale de Football Association (FIFA) et dû être empêché par elle de briguer un nouveau mandat au Conseil de l’instance faîtière de la FIFA, en mars dernier où il a été président par intérim.

Sauf changement de dernière minute, les critères se présenteront comme suit :

a) Etre de nationalité congolaise ;
b) Jouir de tous droits civiques et sportifs ;
c) Justifier des connaissances suffisantes dans le domaine du football ;
d) Disposer des capacités intellectuelles et morales adéquates ;
e) N’avoir pas été frappé d’une sanction pénale d’au moins 6 mois coulée en force de
chose jugée pour faute contre la morale ou le droit commun ;
f) Avoir été membre du Comité Exécutif de la FECOFA, du Comité de Gestion de la LINAFOOT, de la Ligue Nationale de Football des Jeunes, du Comité d’une Ligue provinciale ;
g) N’avoir pas fait l’objet d’une sanction d’exclusion, de révocation ou de radiation prononcée par l’Assemblée Générale de la FECOFA, d’une Ligue nationale ou provinciale, d’une Entité subdélégataire ou d’un groupement d’intérêt du football. Toutefois, toute personne ayant bénéficié d’une mesure de grâce ou de réhabilitation ne peut être éligible qu’après avoir passé deux années de conduite irréprochable ;
h) Ne pas être en position litigieuse ou de suspension pendant la période des élections ;
i) Ne pas être membre d’un comité d’une autre fédération sportive ;
j) Justifier d’une résidence permanente en République démocratique du Congo
k) Le candidat dont le mandat est en cours au niveau des Entités subdélégataires doit au préalable démissionner avant d’être éligible à la structure supérieure ;
l) N’avoir pas été auteur ou complice de malversation financières soit en qualité de représentant d’un membre de la FECOFA, soit en qualité de responsable chargé d’une oépration financière de la FECOFA ou d’une entité subdélégataire ;
m) Ne s’être jamais vu refuser le quitus de sa gestion en qualité d’un représentant d’un membre de la FECOFA ou d’une entité subdélégataire ;
n) Etre proposé par au moins un membre de la FECOFA ;
o) Les dispositions qui précèdent s’appliquent, mutatis mutandis, aux candidats membres des Entités subdélégataires de la FECOFA.

 

La rédaction 

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