Ibenge: L’essentiel, c’est de sortir du terrain sans avoir de regrets.


Le sélectionneur national Florent Ibenge  a accordé une interview à nos confrères de Cafonline dans laquelle il a  évoqué sans détours la prochaine rencontre de demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations face à la Cote d’Ivoire, le parcours des Léopards, sa double casquette de sélectionneur et d’entraineur de club qui lui offre l’opportunité de se qualifier pour une 2e finale continentale en moins de trois mois.

Quelle approche pour cette demi-finale contre la Côte d’Ivoire ? Une approche pour contrer les individualités dont regorge cette équipe, notamment du point de vue offensif, ou alors vous vous focalisez sur le collectif ?

Ce sera une partie difficile. C’est un adversaire qu’on connait bien on l’a joué deux fois en éliminatoires. Gervinho c’est le fer de lance. Il y a Bony, Yaya Touré, Gradel. Ils ont un peu assis leur défense avec le retour de Kolo Touré. On va rester nous-mêmes. On va faire ce qu’on sait faire de mieux. Depuis qu’on a commencé la compétition on s’améliore. On va essayer de mettre en place notre jeu malgré toutes ces individualités en face. Pendant deux jours on va travailler sur comment jouer la Côte d’Ivoire offensivement et défensivement. L’essentiel c’est de sortir du terrain sans avoir de regrets. Peu importe la tactique qu’on va mettre en place. Ce que je veux c’est que les joueurs sortent de là avec un grand sourire.

Vous avez évoqué la double confrontation avec la Côte d’Ivoire en éliminatoires, avec ce match retour à Abidjan où votre équipe a joué parfois merveilleusement en contre-attaque en s’appuyant sur la vitesse de vos attaquants. Est-ce que vous travaillez sur les mêmes bases pour profiter au maximum des opportunités de contre qui pourraient se créer en considérant le fait que la défense ivoirienne ne brille pas par la vitesse de ses éléments?

C’est un atout qu’on compte améliorer. Mais je dois vous faire remarquer que je n’ai pas été très content de notre résultat lors de ce match à Abidjan, qu’on gagne certes 4-3, parce qu’on a encaissé trois buts. Il faut qu’on puisse avoir la capacité de bien défendre, ce qu’on n’avait pas fait ce jour-là. La défense commence par les attaquants. Il faut qu’ils puissent faire ce travail défensif. Ce qui peut faire qu’ils soient quelque peu fatigués pour reproduire offensivement toutes ces actions-là. Mais on ne peut pas construire une maison si on n’a pas une base solide.

Votre défense est également apparue peu rassurante lors du quart de finale contre le Congo. Vous préparez votre équipe pour marquer un but de plus que l’adversaire ou pour ne pas prendre de buts ?

On veut gagner. Pour gagner, il faudra marquer un but de plus. On n’est pas irrespectueux. On sait que la Côte d’Ivoire a été en Coupe du monde et a terminé devant nous dans les éliminatoires. C’est une belle équipe bien qu’en reconstruction. C’est la dernière chance pour certains membres de cette génération dorée de pouvoir gagner une Can, car il leur sera difficile de disputer et gagner la prochaine. Ça fait beaucoup d’obstacles qu’on doit pouvoir surmonter pour l’emporter. On va jouer notre jeu et crânement notre chance.

Est-ce que vous vous imaginiez à ce niveau au coup d’envoi de la compétition ?

Non. On ne faisait pas de prédictions. On voulait jouer les matchs comme ils se présentaient et faire le meilleur résultat possible. On continue à garder la même philosophie, on ne se projette pas. Il nous reste deux matchs. On ne va pas se projeter sur le 2e avant d’avoir disputé le 1er. On va jouer celui-là et essayer de faire le meilleur résultat possible.

Vous êtes à votre première CAN ainsi qu’une partie de votre effectif, n’aviez-vous pas tout de même un seuil que vous considériez comme une performance acceptable ?

En partant de Kinshasa pour débuter notre préparation,  j’avais annoncé qu’on était dans un groupe difficile mais que nous ferions tout pour occuper une des deux premières places du groupe. L’objectif a été difficilement atteint. En quarts de finale on a affronté le Congo qu’on a analysé et on a gagné. Maintenant c’est la Côte d’Ivoire. On va analyser leur jeu pour les embêter, si possible les battre parce que c’est ce qu’on voulait être dans cette compétition : un poil à gratter.

Parlant de  ce quart de finale contre le Congo qui s’est déroulé dans un contexte particulier, est-ce que ce contexte a été de nature à apporter un supplément de motivation et détermination à vos joueurs ?

Les évènements qui se sont déroulés à Brazzaville (Ndlr : expulsions de masse de ressortissants de la RD Congo en situation irrégulière)  il y a quelques mois font mal et continuent à faire mal, car il y a encore des gens à Kinshasa qui dorment dans un stade, des gens qui sont parqués dans des coins de la ville. On ne peut pas occulter tout çà. On a chacun de la famille de chaque côté du fleuve. Quand la politique se mêle à certaines choses on arrive à des extrémités qui sont condamnables. Il y avait un match de football teinté de beaucoup d’émotions, personne n’avait envie de perdre. Mais les joueurs sont différents. Il y en a qui sont sur motivés par rapport à çà et d’autres qui sont inhibés. J’ai des joueurs qui m’ont confié leur inhibition parce qu’ils avaient reçu énormément de messages. Donc ils ont vraiment ressenti le poids du match. Mon devoir était d’essayer de les débarrasser de cette pression. Ça peut justifier le fait qu’ils aient été quelque peu inhibés en première mi-temps. Quand on a encaissé deux buts ils se sont dits : «Zut ! On peut vraiment pas perdre». Donc ils ont tout donné. Au bout je pense que la victoire est méritée car le Congo a deux opportunités de buts et les transforme.

Menés 2-0 à 25 minutes de la fin, vous avez continué à y croire ?

J’étais toujours confiant. En faisant le changement j’ai continué à dire aux gars : «il y a moyen, il y a moyen». On avait eu plusieurs occasions en première mi-temps sans marquer et si on continuait à pousser çà allait finir par rentrer. D’autant plus que le Congo avait reculé un peu plus. En football, psychologiquement le score de 2-0 est souvent plus difficile à tenir que quand vous menez 1-0. Parce que vous pensez la rencontre pliée et quand l’adversaire vous marque un but vous êtes dans le doute. C’est ce qui est arrivé.

Lors de la célébration dans le vestiaire après la victoire contre le Congo, on a entendu les joueurs chanter votre nom et improviser un ballet. Y avait-il un pari, un pacte ou c’est tout simplement la reconnaissance de vos poulains pour le travail que vous abattez?

Ça vient de Kinshasa. Tout Kinshasa, tout le Congo connait «Ibenge, coachez». C’est un chant de supporters qui est parti des supporters de l’As Vita club. Il y a un groupe d’animateurs qui a greffé une chorégraphie à ce chant dans laquelle ils imitent les gestes que j’effectue sur la touche quand j’entraîne. Comme nous sommes un peuple de musiciens, ils ont réussi à en faire une chanson qui est devenue un tube dans tout le pays. C’est un peu une reconnaissance par rapport au travail que j’ai effectué. J’ai quand même un très bon feeling avec le public.

Vous bénéficiez donc déjà d’une reconnaissance nationale. Est-ce que vous vous considérez comme une star, un héros national ?

Mon Dieu ! Très loin de là…

Mais est-ce que vous pensez que le regard qu’on pose sur vous est ce type de regard là ?

Je sais que le regard a changé. Ce serait mentir que de ne pas le reconnaitre. Mais moi je n’ai pas changé. Je connais les aléas de mon métier. Si j’aligne pas mal de contre-performances çà va se retourner.

Au cours de cette célébration dans le vestiaire vous n’avez pas participé à la liesse et êtes restés très réservé. Vous attendez de vous lâcher au soir de la finale ?

C’est une joie intérieure qui est très forte. J’étais très content et très fier. C’est vrai que je prends un tout petit peu de recul tout de suite. On essaye de rentrer dans le prochain match car la compétition n’est pas finie. J’espère que votre question est une prémonition (rires). C’est vrai que quand je suis en petit comité avec mes amis je ne suis pas aussi timide (éclat de rires). Pas aussi réservé je vais dire.

Le parcours de la RDC vous le mettez sur le compte de quoi ? La préparation ? L’organisation ? L’équation personnelle des joueurs ? La relation particulière que vous cultivez avec ces derniers ?

Un peu de tout çà. J’ai commencé avec un groupe qui s’est affiné au fil du temps. Je n’ai pas eu de match de préparation. On a commencé directement les éliminatoires et par le Cameroun. Ça n’a pas été facile d’arriver à une liste de 23 pour le tournoi final. Mais j’avais édicté des critères avant. Le premier était : être compétitif, jouer dans son club. Le second était le niveau de la compétition. Le 3e la concurrence au poste et le 4e c’était la vie dans le groupe. A ceci il faut ajouter la préparation. Car j’avais estimé que cette CAN comme toutes les autres allait être difficile donc physiquement il fallait être au point. Je cherchais un endroit calme et non loin du lieu de la compétition car les voyages en Afrique sont toujours un peu compliqués. Un site qui se prêtait excellemment à ce qu’on recherchait c’est le Centre d’Excellence de la CAF de Mbankomo. La première semaine on a remis à niveau physiquement tout le monde. La seconde partie de la préparation a été basée sur la tactique.

Au-delà de la quiétude que garantit le cadre de travail, comment avez-vous trouvé les infrastructures du Centre d’Excellence de la CAF de Mbankomo. Vous qui avez déjà officié comme entraineur en Europe et en Asie ?

On était très content d’être là-bas. La quiétude, les moyens de travail, la disponibilité du personnel, toutes les conditions étaient réunies. Le bémol concerne un des terrains qui n’est pas assez large mais ça n’empêche pas de travailler. Je pense qu’on y refera un tour dès que possible pour préparer d’autres échéances.

Est-ce que vous n’avez pas subi de pressions pour sélectionner un joueur x plutôt qu’un joueur y ? N’y a-t-il pas eu des médias pour estimer que vous faisiez la part belle aux joueurs de l’As Vita Club au détriment de joueurs d’autres clubs locaux ?

Ça existe toujours quand vous êtes dans un pays de football et de passions. Nous sommes environ 70 millions en RDC, c’est autant de sélectionneurs. Chacun a ses chouchous. Il y a une pression naturelle du public et de la presse parfois qui a ses préférences. Le plus important c’est que vos dirigeants ne vous fassent pas de pression. Là mes dirigeants m’ont royalement foutu la paix. Quand j’ai donné la liste ils ne la connaissaient pas. J’ai travaillé en toute indépendance et en toute quiétude pour constituer ma liste. L’essentiel c’est d’être juste. Les gens  ont compris que ma double casquette d’entraîneur de Vita et de sélectionneur ne m’amenait pas à faire du favoritisme. On a joué à Lubumbashi et quand des joueurs du TP Mazembe n’étaient pas en forme je ne les ai pas alignés. Pareil pour des joueurs de Vita quand la sélection a joué à Kinshasa.

D’être un Congolais en charge de la sélection du Congo est un facteur supplémentaire de pression ?

On doit toujours prouver. On ne se plaint pas. Mais quand on prend un expatrié on ne lui demande pas de prouver. On s’est qualifié difficilement pour la CAN au moment d’aborder le tournoi final il y a des gens qui se sont dits c’est sa première CAN, est-ce qu’il ne faut pas lui adjoindre un entraîneur plus expérimenté ? Mais quand un expatrié vient çà ne pose aucun problème. Parfois il vient alors que c’est un local qui a qualifié l’équipe pour la CAN. Il y a encore des mentalités à changer.  Je ne suis pas contre qui que ce soit. Noir, Blanc, Jaune,  c’est la compétence qui compte. Mais on parle encore de çà au 21e siècle. Franchement çà dépasse mon entendement.

Pour vous l’entraîneur local ne bénéficie donc pas de la même considération que l’expatrié qui arrivé…

(Il coupe) C’est un constat.

Au regard de ce qui précède, est-ce que vous sentez dans l’obligation de réussir pour amener les gens à comprendre que il faut donner plus de responsabilités et de conditions de travail adéquates aux entraineurs africains ?

Sans se poser cette question on essaie de faire son travail le mieux possible. On est obligé d’être exemplaire parce qu’on ne nous passe rien. Moi qui vis en Europe nous sommes victimes tout le temps d’amalgame. Quand un noir vole vous êtes tous des voleurs. Quand c’est un blanc qui vole,  on ne dit pas les Blancs sont des voleurs. On n’est pas plus bête que les autres ou moins honnête.

Comment vous faites pour passer d’un week-end à l’autre de la casquette d’entraîneur de l’As Vita Club à celle de sélectionneur de la RDC ? Est-ce que selon qu’on est entraîneur d’un club ou sélectionneur c’est une approche différente ?

Elle est complètement différente. Ce n’est pas le même métier. Quand on se retrouve sur le terrain pendant une semaine en sélection les joueurs qui sont là c’est comme si on était en club. Le travail le plus important c’est déjà de pouvoir suivre ces joueurs pour pouvoir les sélectionner. Il faut être en éveil perpétuel. Alors qu’en club vous les avez tous les jours. Parce que vous êtes au quotidien en club vous ne pouvez pas toujours voyager pour essayer de bâtir cette sélection, rencontrer les joueurs, leurs entraineurs et dirigeants. Heureusement qu’il y a quand même les moyens modernes de communication qui permettent de garder ce lien-là.

Concrètement çà s’organise comment ?

Quand la sélection est en stage au Congo c’est beaucoup de travail mais c’est relativement facile car je décale les entrainements pour ne pas perdre le fil. Je commence l’entraînement de l’As V. Club, je rentre, je me change et je fais l’entraînement de l’équipe nationale après. Quand on est à l’étranger mon adjoint s’occupe de Vita Club. Je tiens à signaler que je n’ai pas postulé pour prendre le poste de sélectionneur. Le poste m’a été suggéré. On a estimé que je faisais du bon travail avec mon club et que je pouvais donner un coup de main à l’équipe nationale. Etant sous contrat, si les dirigeants du club ne l’avaient pas autorisé je ne serais pas sélectionneur.

Vous pensez pouvoir cumuler les deux postes sur la durée ?

Durablement ce n’est pas possible car il faudrait plus de 24h dans une journée. Donc à un moment il faudrait que çà s’arrête.

La décision c’est quand ? Ce sera juste après la CAN ?

C’est pour bientôt.

Le challenge est plus intéressant pour vous avec la sélection ou en club ?

Les options restent ouvertes. J’aime mon travail et ce sont deux challenges merveilleux. D’un côté c’est merveilleux d’entrainer l’équipe la plus populaire du Congo avec des séances d’entraînement banales auxquelles peuvent assister jusqu’à 30.000 spectateurs. C’est extraordinaire de vivre çà. De l’autre côté l’équipe nationale avec tout le potentiel qu’il y a. Le Congo si on y met un peu les moyens doit se retrouver tout le temps parmi les meilleures nations africaines. C’est un pays avec une passion du football et des talents inouïs qui ne sont pas prospectés et s’étiolent au fil du temps.

Le Congo, comme certaines sélections africaines est parfois confronté à un choix entre la sélection de binationaux ayant bénéficié de conditions de formation idoines en Europe, mais pas assez imprégnés des réalités locales, et des joueurs locaux avec un gros potentiel mais passez encadrés. Pour vous la voie à suivre c’est laquelle ?

Je suis pour qu’on améliore la formation en Afrique afin d’avoir déjà la meilleure équipe nationale locale possible et les meilleurs joueurs possibles. Les autres sont Congolais comme les autres et je n’aime pas toujours qu’on fasse cette catégorisation. Car si on améliore la formation chez nous et les autres ont également une bonne formation de l’autre côté, çà ne peut être que bénéfique et on doit pouvoir retrouver les meilleurs Congolais qu’ils soient au Congo ou ailleurs. Donc, en attendant que la formation locale s’améliore on se retourne donc vers ceux qui sont formés à l’étranger. Mais quand on fait appel à eux il ne faut pas qu’il y ait des caprices. Il ne faut pas qu’ils viennent en trainant les pieds. C’est le deal que j’ai avec eux. Je leur dis : «aujourd’hui si tu viens, c’est avec de l’envie. Tu ne viens pas pour réclamer quoique ce soit. On n’a pas les mêmes moyens que la France, la Belgique, l’Angleterre ou l’Allemagne. Si tu décides de venir en pleine connaissance de cause, tu ne te plains pas. Il y a un projet, voilà ce que moi je te propose. Tu adhères, tu viens, tu ne traînes pas les pieds». Mais il faut qu’on puisse se donner les moyens localement. En donnant les moyens au football on peut améliorer l’éducation.

Comment évaluez-vous cette 30e édition de la CAN notamment sur le plan du jeu ?

Une CAN très difficile. Peut-être pas flamboyante. On voit que les équipes se valent. On ne peut pas faire de pronostics. Il n’y a pas beaucoup de buts marqués les équipes se tiennent.

Cela marque une régression ou un nivellement vers le haut ?

On continue à progresser en Afrique. Les gens adorent le jeu chatoyant mais ce n’est pas forcément celui-là qui gagne. Avant on était focalisé sur les diamants bruts. Maintenant on y met de l’efficacité et il ne faut pas le regretter. A titre d’exemple, le Cap Vert, un petit pays au niveau de la population, qui se permet d’avoir sur le banc de touche des joueurs comme Mendes et Fortes qui joue à Lille et Reims, c’est dire. Ces joueurs seraient titulaires dans beaucoup de sélections. Cà illustre la progression du football africain.

Entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, où vous avez eu à exercer, quelles sont les différences majeures que vous relevez ?

Au niveau de l’organisation, l’Europe et l’Asie sont loin devant l’Afrique.  En Chine, j’avais douze terrains d’entrainement à ma disposition de très bonne qualité. Ce sont des terrains de matchs ailleurs. A Kinshasa, j’ai un seul terrain d’entrainement pour le vice-champion d’Afrique. On est en train d’améliorer avec un centre mais on est encore loin. Au niveau de la qualité, on se rapproche avec les moyens du bord. A n’importe quel coin de rue en Afrique çà joue au football et tout le temps. Il  y a énormément de qualité mais qui se dilue par manque de formation. Sur ce point-là l’Asie est loin derrière. En Chine où j’étais, la politique de natalité c’est un enfant par famille. Donc quand c’est un garçon on le destine d’abord aux études et pas au football. Le football c’est le physique, la technique, la tactique mais ce qui fait la différence au bout c’est l’envie. Et elle est présente chez les Africains.

Y a-t-il un déficit de culture tactique chez les joueurs africains ?

Oui. La tactique est la capacité à résoudre le problème que vous pose l’adversaire. Le joueur africain arrive souvent à résoudre ce problème de façon individuelle par le dribble car nous évoluons sur des aires de jeu très difficiles ce qui nous confère une souplesse de cheville.  Donc quand vous avez un joueur africain qui peut résoudre cette difficulté par la passe ou le tir, ça devient exceptionnel.


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