La FERWAFA ouvre la chasse aux joueurs naturalisés


La Fédération rwandaise de football (FERWAFA) a décidé d’exclure de la sélection tous les internationaux naturalisés après avoir été refroidie par l’affaire Birori. Bon vent et merci pour tout ! C’est en substance le message transmis par la Fédération rwandaise de football aux internationaux rwandais naturalisés.

L’affaire Dady Birori a visiblement laissé des traces du côté des Amavubi. Coupable d’utilisation d’une double identité (il utilisait un passeport rwandais et un passeport congolais, son pays d’origine, avec deux noms différents), l’attaquant a entraîné la disqualification du Rwanda pour les éliminatoires de la CAN-Maroc 2015 et a récolté deux ans de suspension. Refroidie par cette affaire, la FERWAFA a pris des mesures drastiques pour que pareil cas de figure ne se produise plus jamais : les joueurs devenus internationaux rwandais par naturalisation ont tout simplement été priés d’aller voir ailleurs. Ils ne seront plus convoqués à l’avenir et doivent même remettre « tout document indiquant qu’ils sont Rwandais » au ministère de l’Immigration, y compris leur carte d’identité, indique supersport.com. La FERWAFA escompte que les ex-Amavubi reprennent leur nationalité d’origine. « Nous avons pris une décision difficile », reconnaît le sélectionneur Stephen Constantine. « C’est un coup dur pour nous, mais il était grand temps de le faire ». Auteur de neuf buts en 29 capes depuis ses débuts en 2011, Meddie Kagere, Ougandais de naissance et cadre des Amavubi, ne sera donc plus convoqué. Pas plus que Peter Kagabo, également Ougandais de naissance, et Jérôme Sina, né en RD Congo, et Jimmy Mbaraga. Les quatre bannis évoluant tous au poste d’attaquant, Stephen Constantine ne cache pas qu’un « trou considérable » reste désormais à combler aux avant-postes. Pour le sélectionneur, il s’agit toutefois d’un mal nécessaire : « Nous avons besoin de commencer à former les jeunes joueurs et utiliser seulement les joueurs nés au pays. Cela fait longtemps qu’on aurait dû le faire ».

Plutôt que de s’inquiéter du sort des bannis ou de questionner la légalité de cette « déchéance de nationalité », la FERWAFA indique qu’elle travaille main dans la main avec son homologue de la RD Congo pour éviter les cas de double identité à l’avenir. Pour la gratitude, Kagere et ses compagnons d’infortune attendrons…

 


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