Le constant amer de Claude Leroy sur les équipes africaines


L’Afrique présente un bilan peu reluisant après l’élimination du Nigeria et de l’Algérie, ses deux dernières équipes restées en lice, éliminées en 8èmes de finale de la 20ème Coupe du monde de football respectivement par la France (0-2) et l’Allemagne (1-2 après prolongation), lundi 30 juin au Brésil.

De fait, le bilan comptable cumulé des cinq équipes africaines en 17 matches n’est pas fameux, avec 3 victoires, 3 nuls, 11 défaites, 19 buts marqués et 32 encaissés. Il n’était pas forcément meilleur en Afrique du Sud, en 2010, avec 6 équipes engagées : 3 victoires, 6 nuls, 11 défaites, 16 buts marqués et 25 encaissés. Au-delà des statistiques, l’impression laissée est variable : elle va du médiocre (Cameroun), au décevant (Côte d’Ivoire, Ghana) en passant par le plus encourageant (Algérie et Nigeria). En réalité, le bât a souvent blessé au niveau extra-sportif. Des affaires de primes pécuniaires ont perturbé les délégations camerounaise, ghanéenne et nigériane. Des problèmes de discipline ont aussi émaillé les parcours du Cameroun et du Ghana. L’organisation autour des équipes africaines n’a pas été toujours aussi bonne qu’au sein d’autres équipes, avec des grèves de l’entraînement, des difficultés dans la préparation du tournoi. Marie François Claude Le Roy, observateur privilégié du football africain et ancien sélectionneur des Léopards de la RDC, tirait un constat amer sur le sujet, à la fin du premier tour : ‘‘C’est insupportable parce qu’on n’arrive pas à comprendre pourquoi ce genre de problèmes arrivent encore.  Ce n’est quand même pas difficile de tout préparer, de responsabiliser les joueurs. Ces derniers ne sont pas des enfants. Ce sont souvent des pères de famille. Il faut donc faire confiance aux joueurs, sans leur faire de cadeaux.  Si un joueur déroge à la règle commune, qu’il arrive avec des jours de retard à un rassemblement, il dégage.

Dans une équipe de football, si on n’est pas prêt physiquement et qu’il n’y a pas de discipline, on ne peut pas avancer.’’ Avec ces résultats plutôt stables en Coupe du monde, la Confédération africaine de football (CAF) aura en tout cas du mal à obtenir de la Fédération internationale de football association (FIFA) une sixième place en phase finale des éditions 2018 (Russie) et 2022 (Qatar).

 

 


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