Les Immaculés dans une crise déchirante


Deux factions se regardent comme des chiens de faïence prêts à se dévorer mutuellement. Les deux ont tenu chacune une mini-assemblée * L’une a suspendu la Co-fondation et interdit ses membres de postuler à un poste quelconque pendant que l’autre qualifie la décision d’illégale * Ci-dessous, le témoignage d’un administrateur qui a requis l’anonymat.

Depuis quelques temps, Daring Club Motema Pembe est dans une crise innommable. Cette crise qui est à son comble chagrine tous les immaculés qui ont toujours voulu voir le club vert-blanc vivre dans la sérénité. Certains ironiques diront qu’elle fait tourner le RP Raphaël de la Kethulle dans sa tombe. Ne disent-ils pas que Daring uni est imbattable ? Il existe en ce moment au sein de Daring Club Motema Pembe deux factions qui se regardent comme deux chiens de faïence prêts à se dévorer mutuellement. Les deux ont tenu chacune sa mini-assemblée. L’une était présidée par Musanganya, le président du comité directeur sortant et l’autre par le duo doyen Me Taureau et l’ancien administrateur Jonas Mukamba Kadiata Nzemba. Chacune se targuant d’être légitime. Au cours de la mini-assemblée de Musanganya, une mesure grave a été prise, celle de dissoudre la Co-fondation et de rendre inéligibles ses membres. L’autre faction qualifiait cette décision d’illégale parce que la co-fondation est un organe prévu dans les statuts du club vert-blanc.

Les observateurs neutres se posent la question de savoir comment ce club va-t- il évoluer la saison prochaine avec un tel dysfonctionnement ? Et dire que le championnat de la prochaine saison prochaine va bientôt démarrer. Ils pensent que si la situation n’est pas arrangée, les Immaculés risquent de faire une saison piètre, ce qui ne sera pas digne de son rang. Notre journal est au-dessus de la mêlée. Il ne prend position ni pour l’une ni pour l’autre faction. Dans les lignes qui suivent, l’un des dirigeants imaniens (de la faction de Me Taureau et Mukamba) qui a requis l’anonymat a donné sa version des faits autour de cette crise. Dans les prochaines éditions, nous accorderons la parole à la faction opposée, c’est-à-dire celle de Antoine Musanganya. Suivons. Vous-mêmes vous ne voyez pas que le football kinois est en train de sombrer ? Si la presse écrite et audiovisuelle regarde impuissante, c’est parce que les journalistes sont incapables d’assumer le pouvoir qui est le leur.

Tout cela, c’est ce que vous devez dénoncer ! Le DCMP en tant qu’Asbl, est régi par les statuts, c’est la loi des parties. Est-ce que le chef de la 2ème Direction des Sports a la compétence de suspendre la Cofondation ? Comment lui doit aller présider une réunion pour aller statuer sur la loi des parties ? Quand vous êtes appelé à présider une réunion qui touche des points qui échappent à vos attributions, le bon sens recommande de se retirer. Il est curieux que le Directeur de la 2ème Direction des sports soit incapable d’interpréter la loi 004.

Musanganya, l’Evêque Mukuna, Olivier Bierlaire et papa Makengo, ce sont eux qui ont abordé Mukamba. Avant qu’on aille le voir, M. Musanganya a tenu, une assemblée à la fin de la saison. Assemblée au cours de laquelle ont été agressés ceux qui lui ont demandé tout haut de convoquer l’assemblée générale extraordinaire élective, AGEE. Dans notre tradition, dans le DCMP, si vous êtes fin mandat, c’est vous qui devez enregistrer les candidatures. Nous avons mis en place une commission (que nous avons appelée notre Commission électorale nationale indépendante, CENI) qui était composée des membres de la Co-fondation et de certains membres du comité. Cette commission-là avait confectionné en son temps une feuille de route. C’est à ce titre que la commission, constituée de Musanganya, Olivier Bierlaire, Papa Ndongala, le CT Kuluta devaient, en tant que commission, enregistrer les candidatures, les tamiser et les amener à l’assemblée générale via la Division urbaine, pour nous conduire vers les élections. Dans sa feuille de route, la commission a fixé les étapes et les dates pour arriver à l’assemblée générale. C’est en ce moment-là que M. Musanganya se prononce, contre toute attente, en disant qu’il n’était pas candidat à sa propre succession, car les choses ne l’intéressaient pas.

Il a saisi, à cet effet, le comité des sages. Et ledit comité a répondu en disant par correspondance écrite :

M. Le Président, il appartient à l’assemblée générale de prendre acte de votre prise de position quand vous dites que vous n’êtes pas candidat à votre propre succession. Néanmoins, nous nous assumons en prenant bonne note. Vous devriez convoquer une AGEE. Puisque vous ne l’avez pas fait, tandis que vous êtes dans un comité, nous remontons la hiérarchie du Club et demandons au Président de la section football, M. T.H de convoquer cette AGEE.

Nous étions, pendant ce temps, à l’approche du match contre Ledya, l’équipe du Burundi. Comme on peut le comprendre, c’était la période pendant laquelle il fallait préparer l’équipe pour la compétition africaine. Sur ces entrefaites, le comité des sages a même demandé au Président de la section football de préparer le club à cette rencontre-là. T.H a pris les joueurs et les a internés au centre Béthanie. A deux jours de la rencontre, Musanganya réapparaît, rejetant tout ce qu’il avait dit, il reprend les joueurs et les délocalise de là où les avait placés le président de la section football.

Le dialogue envisagé pour une AG apaisée

M. Musangana a laissé passer une saison sans convoquer l’assemblée qui avait été prévue. Avec l’Evêque Mukuna, Olivier, Bierlaire, Papa Makengo, face à la persistance de la crise, ils sont allés voir Mukamba. Celui-ci a tenu environ dix-huit (18) réunions pour chercher des voies de sortie de crise. Une autre feuille de route en est sortie, stipulant ceci : en attendant la mutation vers une société, le DCMP est une ASBL. En tant que telle, le club comporte : Un conseil d’administration, un comité de direction et le corps de commissaires aux comptes. Ce sont-là les organes dirigeants. En ce qui concerne le conseil d’administration, des noms de certains dignitaires ont été avancés. Ensuite, séance tenante, il a été posé huit (8) fois la question à Musanganya s’il était candidat à sa propre succession, sa réponse a été négative. Il y avait des postes avec plus de candidats et moins de disponibilités. Dans tout cela, l’objectif était de parvenir à une Assemblée générale apaisée et répondre aussi au slogan du club qui dit : Le Daring uni reste imbattable. Il restait notamment la liste de supporters devant participer à L’AG. Pour ce faire, nous avons créé une sous-commission présidée, à cet effet, par M. Musanganya. Et ce jour-là, tout le monde a décidé que toutes les assemblées du Daring devaient être des assemblées apaisées. Dans les us et coutumes du Daring, ce travail-là ne pouvait passer sans que l’on tienne une mini-assemblée.

C’est ce qui a été tenu à Yolo, le vendredi 26 août courant. Encore une fois, M. Musanganya se montre imprévisible et tient une AG qui n’a rien avoir avec l’esprit des rencontres tenues autour de M. Mukamba et des sages de l’équipe. Une double question se pose : où allons-nous avec ce volte-face ? Est-ce que pareille attitude de la part de M. Musanganya est favorable à la percée du DCMP ?


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