Sunzu : “Je dois accepter la concurrence…


Suite et fin de l’interview de STOPILA SUNZU, qui nous a répondu en swahili, dans sa chambre numéro 10, au deuxième étage du Lizzy Sports Complex. En T-shirt blanc, sa tablette et son PC à portée de main. Avec son copain Given n’arrêtant pas de blaguer et de le présenter comme un nouveau joueur…

Revenir à Mazembe, est-ce reculer pour mieux sauter c’est-à-dire as-tu la conviction que tu iras plus tard dans un club en Europe ?

Je suis revenu pas pour faire toute ma carrière au TPM, je suis là pour me battre afin que ces mêmes clubs qui ont hésité à cause de l’opération que j’ai subie au genou refassent de nouvelles propositions pour obtenir mes services…

Le président KATUMBI a-t-il joué un rôle important dans ton retour au TPM ?

Le TPM a la chance d’avoir un président qui a une très bonne vision sur la gestion d’une équipe. Il ne cherche pas seulement à former une équipe qui gagne, mais il veut aussi des joueurs qui pratiquent un football total et pensent comme lui pour l’avenir du football congolais. Nous avions eu de longues semaines de discussion. A cause de sa philosophie, je n’ai pas hésité un seul instant de lui traduire toute ma reconnaissance et mon envie de revenir au TPM.

“Autant à l’aise au milieu qu’en défense”

Quel a été l’accueil de Patrice CARTERON, que t-a-t-il dit?

A travers Hervé RENARD, j’avais profondément ressenti le souci de Patrice CARTERON. Nous ne nous sommes pas promis l’irréalisable, les ambitions de l’équipe sont claires et nous avons uniquement parlé de ça. Je sais qu’il attend beaucoup de l’équipe dont je fais partie aujourd’hui.

KIMWAKI, HICHANI, KABIONA, BOPE et toi, cela fait 5 défenseurs centraux, cette concurrence ne te dérange pas ?

(Rire)…Vous savez, les entraîneurs aujourd’hui recherchent la réussite surtout. Parmi nous, les deux qui auront le physique, la rapidité, l’anticipation, le sang froid pour dire ceux qui rassembleront les qualités indispensables aux défenseurs centraux prendront les deux places. C’est un challenge, je dois faire avec la concurrence …

Serais-tu aussi prêt à jouer en milieu défensif ?

Je ne sais pas si je suis un bon milieu défensif mais d’un point de vue tactique il est clair que cette position me permet de donner le tempo à toute l’équipe, de rythmer le jeu avec une récupération nette. Je dois dire que je me trouve particulièrement à l’aise dans cette position. Il est vrai que, déjà à mes débuts, j’avais tendance à jouer dans l’axe de la défense. C’est peut-être pour cette raison que je me sens bien autant comme défenseur central que comme milieu défensif. Souvent ma position dépend du dispositif de jeu mis en place par le coach.

Ton dernier match remonte au 7 octobre 2012 – expulsion contre Espérance – cela fait donc 9 mois sans jouer. Cela ne te fait-il pas peur ?

Je dois encore progresser et pour ça, il n’y a pas de secret. Il faut jouer des matches, reprendre la main et les bonnes habitudes. Je dois redevenir un danger pour les attaquants adverses et surtout, travailler aussi dur que je l’avais fait dans le passé, pour recommencer à jouer avec Mazembe.

“Le rêve : emmener la Zambie en Coupe du monde”

Quels sont tes objectifs, tes motivations, pour les mois à venir ?

Continuer à travailler très dur pour mon club et progresser. C’est comme ça que Patrice CARTERON se rendra compte à quel point j’ai envie de reconquérir ma place au TPM et en équipe nationale afin d’aider mon pays à gagner. Pour l’instant, ce que j’ai de mieux à faire dans ce sens est de me donner à fond pour retrouver toutes mes qualités physiques. Au haut niveau, Il y a toujours des choses à améliorer, à corriger et à travailler. Mon rôle sera de faire ce que l’entraîneur demande et de continuer à progresser comme toute l’équipe afin que j’aie encore des nouvelles sollicitations en Europe, c’est mon rêve.

Un mot sur l’équipe de Zambie ?

Au mois septembre, ça sera un grand rendez-vous avec l’histoire face au Ghana à Kumasi pour une place au prochain tour des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA. La Zambie a progressé en gagnant la CAN 2012 qui a définitivement remis la nation dans le cercle des meilleures en Afrique. Grâce à notre collectif, nous rêvons d’aller au bout des éliminatoires et d’offrir au peuple zambien une première dans l’histoire : une place en phase finale de la Coupe du monde. Avec cette génération étoilée, j’ai bon espoir d’y arriver.

 


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