Un changement s’impose au sein de la FECOFA


Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas, dit-on. C’est dans un silence du chat que le sélectionneur français des Léopards,  Claude Leroy a quitté le Onze national Congolais. Le coach français et le staff de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) ont convenu, mercredi 19 juin, de se séparer à l’amiable et sans revendications de part et d’autres.

Conséquence : l’équipe nationale se retrouve sans un coach principal. Après l’échec des amis de Trésor Mputu aux éliminatoires de la Coupe, les amoureux du ballon rond ont haussé le ton pour condamner avec dernière énergie la megestion de Constant Omari et sa bande. Car, depuis quelques temps, le football Congolais traverse des moments critiques et n’arrive pas à sortir du bourbier. Après une absence prolongée aux éditions de la CAN et après avoir changé tant des coaches de grande notoriété (Henry Dépireux, Patrice Neveu et Robert Nouzaret), le football congolais ne s’est pas tiré d’affaire. ‘‘Aussi longtemps que les dirigeants de la FECOFA n’auront pas le sens d’ouverture, on continuera toujours à marquer les pas. Il va falloir s’attendre à la régression de notre football. On peut engager un entraîneur de renommée internationale, rien ne va changer’’, a émis un amoureux du ballon rond.

Apport des sponsors

En dépit de la prétendue volonté de la FECOFA, il s’impose au sein  de cette structure faitière des ouvertures aux autres corps de métiers, notamment les anciens pratiquants de football, l’amical des arbitres, des dirigeants comme l’exige la loi sportive promulguée par le président de la République en décembre 2012. Il est grand temps qu’Omari prenne langue avec les personnes qui prônent le changement dans le football congolais.  Les opérateurs sportifs se posent mille et une questions sur l’apport de différents sponsors de la FECOFA dans la mesure où l’équipe nationale éprouve des difficultés lorsqu’il s’agit d’effectuer des stages bloqués. Souvent, l’organe technique du football Congolais est buté à des problèmes financiers pour un quelconque déplacement. A chaque instant, il doit attendre un geste du gouvernement pour une éventuelle solution. Pourtant, la FECOFA avait signé un partenariat  avec une société de communication cellulaire pour assister les équipes nationales. Les sportifs sont d’avis qu’une bonne organisation de la FECOFA peut réduire  la dépendance face au gouvernement.

Discuter ensemble

Pour un avenir meilleur du football congolais, il va falloir discuter ensemble au moment où le pays traverse des situations belliqueuses. Le football peut être la seule voie pour unir toute la nation. La violation systématique des textes du sport et la désorganisation au niveau de la FECOFA pousse certains joueurs d’origine congolaise à ne pas rejoindre l’équipe nationale. Rien ne sert de condamner Leroy étant donné qu’il passait beaucoup de temps à discuter des aspects financiers plutôt que techniques.

Cette situation ne pouvait pas produire des résultats positifs pour les Léopards.  Quel que soit l’expertise d’un coach, le football congolais ne sortira pas du bourbier. L’avenir meilleur impose du sérieux, la transparence dans la gestion  du football congolais. Un homme averti en vaut deux !


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