Candidature d’Omari, le décès du football congolais


Le président sortant de l’organe technique du football congolais (FECOFA), Constant Omari Selemani a déposé sa candidature vendredi 3 mai, soit un jour après son point de presse animé devant un parterre des journalistes sélectionnés par la Direction de communication de la FECOFA.

 

Il veut briguer un nouveau mandat à la tête de la fédération malgré son bilan catastrophique caractérisé cette saison par l’élimination des tous les clubs congolais et les difficultés des Léopards dans les compétitions continentales de football. Félin et malin, pour éloigner tous les regards, il a délocalisé le scrutin à Kindu, capitale de son Maniema natal et fixé la date du 24 et 25 mai.  Au cours du rendez-vous avec la presse, celui qu’on appelle ‘‘l’homme moderne’’ a été moins convaincant, malgré la retransmission par Digital Congo. Les sportifs congolais ont eu du mal à digérer la volonté d’Omari qui souhaite une fois de plus diriger la FECOFA alors que rien ne marche sur le plan national. Le football congolais se trouve en mauvaise posture au moment où d’autres pays progressent en la matière. Malgré cette incompétence,  Omari et ses complices veulent une fois de plus occuper des postes au sein du staff dirigeant de la FECOFA.

Des menaces aux U-20

Les amoureux du ballon rond congolais estiment qu’Omari ne mérite plus ce poste au regard de son comportement affiché vendredi 5 avril dans la salle de réunion de cette structure sportive lors d’un tête-à-tête avec la délégation d’U20, après la participation de cette structure à la CAN de la spécialité en Algérie. En direct à la télévision, Constant Omari assisté de ses deux vice-présidents, Bobo Bondembe et José Dayoni, n’avait pas hésité de proférer des menaces d’abord contre le coach principal, Baudouin Lofombo, puis contre les joueurs qui avaient représenté le pays à cette compétition. Omari a juré de ne plus voir ces jeunes-gens au sein des Léopards pour avoir réclamé leurs droits. Très furieux, il a déclaré : bokobeta lisusu na équipe nationale te (traduisez : vous n’allez plus porter le maillot de l’équipe nationale). Il avait poursuivi : ‘‘bino boyebi biso, est-ce que USD 60 000 ekokani na prix ya chaussures na nga’’ (traduisez : vous nous connaissez, est-ce que USD 60 000 peut m’offrir une paire des chaussures que j’ai l’habitude de porter). ‘‘Vous n’allez pas participer au tournoi de Toulon prévu au mois de septembre en France’’, a menacé Omari. Malgré le mea culpa de la bande à Yannick Bangala, Omari est resté de marbre. ‘‘C’est difficile de salir quelqu’un, mais réparer n’est pas facile. Il va falloir passer dans des médias dans lesquels vous nous avez salis pour présenter des excuses’’, a-t-il exigé.

Désorganisation du championnat national

Sous Omari, soit pendant 2 mandats et demi, Constant Omari se targue du succès de la RDC en terre ivoirienne, dans le cadre de la première édition du CHAN (Championnat d’Afrique des Nations), les deux sacres de TP Mazembe en Ligue des champions de la CAF et Super coupe d’Afrique et la brillante participation des Corbeaux en Coupe du monde des clubs à Abou Dhabi. Or, ce n’était que les efforts d’une seule personne qui a su appliquer une bonne politique sportive. ‘‘Le sacre des Léopards à la première édition du CHAN n’était pas le fruit des efforts de ‘‘l’homme moderne’’.  C’était la conscience du groupe après une négligence notoire des décideurs ’’, a rectifié un amoureux du ballon rond.  Le comité Omari a échoué lamentablement en deux mandats, mais désire une fois de plus prendre les rennes de l’organe technique. Il suffit de considérer la désorganisation du championnat d’élite pour comprendre pourquoi les équipes ne parviennent pas à défendre les couleurs nationales à la campagne africaine. Sauf, les Corbeaux lushois qui sortent un peu du lot, encore que cela ne dépend en rien de Constant Omari.

 

Un complot contre le foot congolais

 

Vingt-trois candidatures ont été déposées parmi lesquelles, ni celle de Shabani Nonda, ni celle d’Eugène Kabongo. Que des menus fretins, corruptibles et maniables à souhait. Le challenger attitré n’est autre que Mwamba Mukundi, journaliste sportif à la Radio télévision kimbanguiste (Ratelki) dont on dit que la candidature pourra même être rejetée par la commission électorale de la FECOFA, ne remplissant pas toutes les conditions d’éligibilité. Cette commission présidée par Ndubudi Kiadi aurait commencé l’examen des candidatures ce lundi 6 mai.

 

Avec un bilan catastrophique, surtout en cette saison où les principaux clubs congolais (DCMP, Lupopo, AS V Club et Mazembe) ont été débarqués  des compétitions africaines, voici Omari qui tient à briguer une présidence pour sa propre succession. Il reste peut-être aux dirigeants des ligues qui ont le monopole d’élire les dirigeants et aux clubs de trouver une solution à cette infamie : à agir en toute responsabilité ou boycotter les championnats jusqu’à ce qu’interviennent les instances dirigeantes du sport continental et planétaire, driblées elles aussi par Omari,  car l’avenir du football en dépend. Dossier à suivre.

La liste de candidats :

Président :

1. Constant Omari Selemani

2. Mwamba Mukundi

 

1er Vice-président

Donatien Tshimanga Mwamba

2ème Vice-président

1. Jean-Didier Masamba Malunga

2. Jean-Marie Tambwe

 

3ème Vice-Président

Gaston Kasongo Makamba Kant

 

4ème Vice-Président

Bondembe Bokanianga Bobo

 

5ème Vice-Président

José Dayoni Wawa

6ème Vice-Président

1. Théobald Binamungu

2. Boloki Bin Mubial

3. Anaclet Kuzituka

Membres:

Samuel Sita N’Landu, Maurice Munda Kapambwe, Dismas Bisimwa Nishamba, Charles Mputu Mulopo, Nongha Ossango, André Mwelwa, Abdon Mayombo, Munzimba Enzu, Boto Lueto Liena, Mwarabu Muzaliwa, Tschomba Fariala, Inyangi Bokinda.

 

 


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