Pas des miracles pour les Léopards


La machine défensive malienne n’a pas été facile à manœuvrer. Se contentant d’un simple match nul, les Aigles du Mali ont cloué les Congolais au pilori, dans leur impératif à remporter absolument le match. C’était lors de la troisième journée du Pool B de la Can Afrique du Sud 2013, lundi 28 janvier à Durban.

 

Score finale : Un but partout. Les Léopards quittent la compétition sans avoir perdu un seul match. Dès la première minute, Trésor Lualua avait encore manqué d’ouvrir la marque mais c’est Diba qui obtient un pénalty dans le cafouillage de cette action. Il est transformé par Dieumerci Mbokani. Et après, les Congolais entrent en léthargie, comme lors de leurs deux précédentes rencontres. Les Maliens qui ne voulaient pas lâcher le morceau sont revenu dans le match et à la dixième minute ont égalisé à la suite d’une action bien menée par leur capitaine Keita.

 

L’optimisme béat des Congolais à la veille

 

Le Mali a repris la suprématie de la rencontre jusqu’à la fin. Dans les rues de Kinshasa et voire même sur toute l’étendue de la République, c’est la désolation la plus totale. Après 6 ans d’absence à la Can, le come back des Léopard était un échec. L’équipe ne s’est préparée que de façon folklorique. L’optimisme béat des Congolais à la veille de cette rencontre traduit l’approche que l’ensemble de ce pays fait devant des situations sérieuses. Personne ne s’attendait à cette contre-performance après une belle prestation face au grand favori,  le Ghana, en début de la compétition. Ce n’est pas la même équipe qui avait défié le onze national ghanéen.  Dans l’autre rencontre, le Ghana a renvoyé à leurs études les Ménas du Niger sur la marque de 3 buts à 0. Les Blacks-Stars, qui montent en puissance depuis, ont pris une sérieuse option pour accéder au pré-carré des meilleurs du football africain. Rappelons qu’au terme de cette deuxième journée, le Ghana confirme sa position de super favori avec 7 points, suivi du Mali, 4 points, de la RDC 3 et le Niger, lanterne rouge avec un petit point.

Manque de créativité

Les Léopards ont anéanti leurs chances de poursuivre la compétition en toute sérénité. Pour leur deuxième et troisième sortie, les hommes de Claude Leroy, tenus d’abord en échec (0-0) par les Menas du Niger, ont fait encore une fois preuve de manque d’imagination tout au long de la rencontre, pourtant déterminant pour la qualification. Ce résultat obtenu après les 90 minutes de la partie élimine la RDC, qui a l’habitude de jouer sur les calculs au lieu de prendre une fois pour toute une option à la victoire. Et ici comme là, les occasions de scorer n’ont pas manqué. Dieumerci Mbokani (qui n’a pu marquer ses deux réalisations que sur pénalty) et Trésor Lualua (qui a figuré contre toute attente sur la feuille du match après ses contre-performances lors du match contre le Ghana) ont brillé par leur maladresse et Trésor Mputu, l’emblématique meneur de jeu de TP Mazembe, méconnaissable tout au long du match contre le Niger est entré en seconde mi-temps de ce match pour ne rien apporter. La RDC est restée invisible au milieu de terrain. Les Léopards, comme tétanisés après leur but, ont redonné du poil de la bête à cette équipe malienne.

 

Un coaching nul

Le sélectionneur congolais Claude Leroy, dit Sorcier Blanc, n’a pas réussi le miracle qu’on attendait de lui. Il n’a pas fait des remplacements convenables et à des moments clés, à en croire les amateurs du ballon rond qui lui reprochent son coaching jugé inefficace. C’est le cas Patou Kabangu, sans jeu dans ses jambes depuis un certain temps, qui a intrigué. Pourquoi lui a-t-il donné sa chance alors que sa première sortie était catastrophique ? La même question se poserait pour Lualua, nul de fond en comble. Pourquoi n’a-t-il pas fait entrer Matumona à la place de Kaluyitukadioko, en lieu et place de Déo Kanda ? Et pourquoi plus tard, à 10 minutes de la fin ?

 

Le Sorcier blanc, qui n’a jamais quitté la compétition à la première phase, sort la tête basse de la scène africaine. Mais les experts en football évoquent également le problème de meneurs de jeu, de joueurs, de talents, etc. Au moins pour une fois, ce n’est plus le gouvernement qui est incriminé : tous les caprices de Claude Leroy et de ses poulains ont été réglés.


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