Interview
Nouzaret a une expérience sur le plan africain

Après la signature du contrat du sélectionneur national, Robert Nouzaret le 6 août, le vice-président de l’Union de football du Congo (UFC), Kamango, au cours d’un entretien émis son point de vue sur le choix opéré par les décideurs du football congolais. Il n’a pas hésité à parler sur leur structure, après l’organisation de diverses manifestations dans le pays à l’occasion des festivités du cinquantenaire de la RDC. Monsieur Kamango, en votre qualité de vice-président de l’Union de football du Congo (UFC), partenaire de football congolais.
Dites-nous, comment avez-vous accueilli l’arrivée du coach français, Robert Nouzaret à la tête du staff technique de Léopards ?
Oui, avec beaucoup plus de sérénité, Nouzaret, c’est quelqu’un expérimenté et comme on dit un bon vin provient des vieillies vignes. Le Français a une expérience déjà sur le plan africain. Il a été en Côte d’Ivoire, en Guinée et cela est très important qu’on ait un entraîneur expérimenté.
Est-il indispensable d’avoir un expatrier pour l’équipe nationale ?
Vous savez il faut d’abord structurer les choses et pour le faire. Il nous faut beaucoup d’éléments, cela implique des moyens et plusieurs démarches. Depuis que nous avons pris l’option de la campagne vers l’extérieur, nous avons eu nécessité d’obtenir les visas. Moi, je me demande, si aujourd’hui l’équipe nationale veut sortir du pays est-ce que de nous même on peut décrocher les visas ? Vous savez aussi le problème de contrat des compatriotes même s’ils le signent, c’est un engagement qui n’est pas souvent honoré. Très souvent, cela déborde et on arrive à plusieurs problèmes qui handicapent la bonne marche de l’équipe.
Pourriez-vous nous énumérer ces anomalies ?
Par exemple, ‘‘l’affaire de 10% exigés’’ aux joueurs par les entraîneurs compatriotes. Ce n’est pas moi qui le dit, mais les athlètes eux même. Il y aussi le problème de sentiment par rapport aux choix des joueurs aussi qui intervient. Je pense que nous avons encore des étapes à franchir devant nous. Il faut la conscientisation, la sensibilisation et l’éducation même des nos entraîneurs. Il faut qu’au niveau des entraîneurs qu’ils arrivent à se faire confiance en eux même. D’où je pense que nous sommes entrain de passer des étapes expérimentales jusqu’à ce que nous allions atteindre le niveau que tout le monde souhaite.
D’où le choix d’un expatrié pour les Léopards est excellent?
Comme j’ai vous ai dit, avec Robert Nouzaret, je suis très ravi. Le plus important pour moi, c’est la forme adoptée dans le choix c’est à dire Nouzaret chapote et assisté par Santos Muntubile et Otis Ngoma qui ont une connaissance élargie dans ce domaine. Avec tous ces éléments je ne peux que me réjouir. Maintenant, on attend voir comment on va mettre les moyens. Vous savez ce ne sont pas seulement les noms qui jouent mais les moyens mis à leur disposition.
Comment expliquez-vous le silence de l’UFC pendant les festivités du Cinquantenaire de l’Indépendance ?
On avait introduit un projet dans lequel nous avons prévu de jouer avec la sélection de la Belgique, pays colonisateur. Et, par rapport à l’historique même de notre pays, on a souhaité inviter les pays qui ont marqué notre pays sur le plan de football. Il y avait d’abord le Brésil avec l’arrivé dans notre pays de Santos et le Roi Pelé. On a voulu aussi intégrer le Ghana aussi dans la mesure où à l’avènement de Mobutu au pouvoir on avait joué contre les Blacks stars. Nous avons aussi pensé à l’Egypte parce que nous avons eu à remporter pour la deuxième fois la Coupe d’Afrique des nations en Egypte. Par rapport à cela, nous avons fait aussi l’évaluation chiffrée que nous avons introduite auprès du Commissariat général du cinquantenaire mais, malheureusement notre projet n’a pas était retenu. Du coté extérieur, à travers les représentations de l’UFC, notamment en France. Nous avions souhaité que nous, les anciens footballeurs congolais de France, jouons contre les anciens footballeurs congolais de la Belgique.
Que peut-on attendre de l’UFC ?
L’UFC a pris depuis un temps l’option de sécuriser les jeunes joueurs. Pour toute démarche dans leur carrière ils peuvent venir auprès de nous pour avoir des conseils. Vous savez notre organisation est toujours en contact avec d’autres organisations parallèles dans plusieurs pays. On se rencontre au moins une fois l’an dans des congrès internationaux et voir aussi au niveau continental. Ce sont des interventions très importantes que je ne peux pas les énumérer ici mais, je dirai cas même pour l’avenir que nous sommes partenaires efficaces et une force des propositions. Pour les jeunes nous les sécurisons par rapport à leurs clubs et leurs contrats. Au niveau du pays nous allons beaucoup plus intervenir et surtout que nous venons d’avoir un siège donnez nous un peu de temps et vous tous ce que nous allons réaliser.
Irisfootball.com/Propos recueillis par O. Sefu et M.Kabondo